Veolia remplace tous ses datacenters par le cloud public

Alors que le recours au cloud s’intensifie dans l’Hexagone, un grand groupe français, Veolia, mène depuis 2015 une stratégie consistant à migrer toute son informatique vers le cloud public. En 2020, l’entreprise experte dans les services d’environnement devrait ainsi fermer l’ensemble de ses datacenters à l’échelle mondiale.

Le système d’information de Veolia France migré dans le cloud d’ici 2018

Depuis 2015 et la signature d’un partenariat stratégique avec Amazon Web Services (AWS), Veolia entend bien migrer l’ensemble de son infrastructure informatique vers le cloud public.

Seulement voilà, le groupe français, implanté un peu partout dans le monde, a décidé d’y aller par étape. Ainsi, c’est la France qui fait office de pays pilote dans la conduite de ce projet. Dès le printemps 2018, Veolia aura fini de migrer ses données et ses services vers le cloud public dans l’Hexagone. Il sera alors temps de fermer son datacenter français.

Pour ses filiales à l’étranger, le degré d’avancement de ce projet de migration totale est moindre et se situerait « entre 25% et 75% selon les pays » aux dires de Jean Christophe Laissy, directeur du système d’information de Veolia.

Il faudra donc attendre 2020 pour l’achèvement de ce projet qui débouchera sur la fermeture d’une cinquantaine de datacenters à travers le monde.

Une migration vers le cloud public, un choix étonnant ?

A l’heure où la plupart des grands groupes s’orientent vers le cloud hybride, Veolia a fait le choix du cloud public et l’entreprise l’assume pleinement.

Pour Jean Christophe Laissy, « le cloud public seul est la meilleure option pour répondre aux besoins grandissants d’agilité et d’innovation de nos métiers ». Il est fiable, offre une bonne résilience et est capable d’absorber les pics de charge.

La question économique a également été au cœur du choix effectué puisque la volonté de « réduire les coûts » semble bien présente. Or, le choix du cloud public permet de réduire les coûts d’exploitation de 25% ce qui permet de réaliser des « dizaines de millions d’euros d’économie par an ».

Enfin, le choix du cloud public permet aux équipes informatiques de consacrer davantage de temps au management et aux services aux utilisateurs, la gestion des incidents se montrant nettement moins chronophage. Tout bonus, donc !

Reste maintenant à espérer que la stratégie de migrer rapidement toute l’infrastructure informatique du groupe à l’échelle mondiale en un laps de temps finalement court est judicieuse.

Puisque la volonté était de mieux coordonner le travail des équipes à l’international et de s’assurer que toutes les filiales peuvent compter sur une infrastructure informatique sécurisée, mise à jour et embarquant les dernières évolutions, on est en droit de penser qu’elle l’était.

 

 

 

 

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